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Le témoignage de Caroline : Vivre avec l'obésité et le syndrome des ovaires polykystiques

Caroline, une mère active et rayonnante, partage son parcours sincère et touchant sur l'obésité et ses effets tant physiques que psychologiques. En témoignant, elle souhaite briser les stéréotypes qui entourent les personnes en surpoids ou vivant avec une obésité et faire entendre la voix de ceux qui luttent quotidiennement contre ce que beaucoup considèrent encore comme un simple manque de volonté.

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Dans son enfance, Caroline se sentait en bonne santé et sportive, ne percevant pas son corps comme un problème. Malheureusement, ce sentiment de normalité a été altéré par le regard critique de sa mère, qui l’a poussée à suivre son premier régime à l'âge de 15 ans, alors qu'elle portait une simple taille 38.

Ce fut le début d'une lutte acharnée contre des fluctuations de poids incessantes, exacerbées par une pathologie associée, le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) dont elle ne fut diagnostiquée qu'à 37 ans, après une longue période de souffrance et d'incompréhension médicale.

« Quand on dépasse 100 kilos, on se dit qu'il y a un problème »
, confie-t-elle.
À ce stade, Caroline a atteint un poids de 110 kilos. Cette prise de conscience a été le catalyseur de son besoin de chercher de l’aide et de s’informer. Caroline a décidé de s'engager dans une démarche active pour mieux comprendre son corps. Elle a été soulagée quand la maladie obésité lui a été diagnostiquée, enfin une explication qui en plus légitimait ses luttes. « Je n’étais pas fautive », souligne-t-elle, mettant en exergue la nécessité de reconnaître l'obésité comme une maladie à part entière.

Trop souvent, les personnes souffrant d'obésité sont perçues comme paresseuses, mais Caroline insiste, il s'agit d'une véritable maladie. Elle souhaite faire entendre que la prise de poids n'est pas simplement une question de choix alimentaire ou d'habitudes de vie. Elle souligne la nécessité d'un suivi médical adéquat pour accompagner les personnes concernées.

Caroline raconte ici ses expériences douloureuses vécues avec certains professionnels de santé, où ses préoccupations se heurtent à des jugements hâtifs sur son poids. Des commentaires blessants, comme ceux d'un gynécologue qui la malmène lors d'une échographie. Toutes ces petites et ces grandes souffrances ont marqué son parcours. Elle se rappelle d’un moment où un médecin, au lieu de l’écouter, a simplement souligné le fait que son poids posait problème, omettant l’importance de son état émotionnel et de son vécu.

“Il est difficile de vivre des moments importants de sa vie, comme la naissance de ses enfants, en étant stigmatisée pour son poids”

Au cours de la grossesse, Caroline a ressenti le poids des jugements et des considérations médicales négatives, notamment lors d’une césarienne programmée. Ces blessures ne sont pas simplement physiques, mais touchent également sa vision d’elle-même, créant une image déformée de soi qui l'accompagne au quotidien.

Mais « tout a changé le jour où un professionnel de santé m’a dit : « pourquoi est-ce que vous venez me voir » - « parce que je suis obèse » - « est-ce un problème pour vous ? » Ce jour-là j’ai compris que j’allais enfin être comprise et accompagnée correctement autour de ce sujet.

Son souhait est clair : briser la stigmatisation et encourager un dialogue ouvert sur l'obésité. Elle plaide pour un changement dans la manière dont les professionnels de santé abordent ce sujet délicat, et pour que les personnes concernées arrêtent de culpabiliser.

« L’obésité n'est pas une question de feignantise, c'est une maladie qui nécessite des soins », conclut Caroline avec émotion. Elle espère en finir avec la culpabilité et ouvrir la voie à des soins adaptés, pour qu’un jour, chacun puisse vivre en parfaite harmonie avec son corps.

Célia DUMAS
Experience & Patients solutions Senior Director

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