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Pour beaucoup de personnes vivant avec un excès de poids, chaque jour est rythmé par une série d’interrogations incessantes : « Qu’est-ce que je vais manger ? Quelle quantité ? A quel moment de la journée ? Est-ce que ce repas est “autorisé” ? ». Ce dialogue mental constant, qui tourne autour de l'alimentation, des portions, des calories, de la composition des assiettes et du moment des repas, est ce que l'on nomme le «Food Noise » (ou « pensée envahissante autour de la nourriture »).2
Image générée par IA via Freepik
Le food noise n’est pas un simple manque de volonté, c’est une charge mentale réelle et épuisante. Le food noise se manifeste par des ruminations obsédantes et des préoccupations constantes qui monopolisent les ressources cognitives. Reconnaître l'existence de ce bruit, c'est comprendre que le problème est psychologique et physiologique, et non moral.2
Si ces pensées sont présentes avant, pendant et après un repas et impactent votre quotidien, il est temps d'en parler. Consulter un professionnel de santé (médecin, spécialiste en nutrition ou psychothérapeute) est le premier pas vers l'allègement mental. N'attendez pas : prenez rendez-vous pour être accompagné.
Il est essentiel de faire la distinction entre deux concepts souvent confondus : le « food craving » (désir intense) et le « food noise » (préoccupation générale).
A noter : Le concept de food craving et celui de food noise vont souvent de pair. Le food noise et la restriction cognitive mènent inévitablement au food craving. Privé de l'énergie nécessaire, le corps réagit en envoyant des signaux de faim intenses au cerveau. Face à ce besoin impérieux, la personne a tendance à se jeter sur un aliment spécifique, et il devient très difficile de s'arrêter avant d'avoir tout consommé.
Sur le plan physiologique, c'est un mécanisme simple qui nous guide : dès que le corps a besoin d'énergie, certaines hormones se manifestent pour stimuler l'appétit. Une fois que nous sommes rassasiés, d'autres signaux nous indiquent qu'il est temps d'arrêter de manger. Toutefois, il arrive que ces échanges essentiels se dérèglent et qu'il devienne impossible d'écouter et de respecter les signaux naturels de faim et de satiété de notre corps.
Souvent retrouvée chez les personnes en excès de poids, la restriction cognitive est la façon dont nous essayons de contrôler consciemment notre alimentation pour perdre du poids ou ne pas en reprendre. C'est l'idée de se dire : « Je ne dois pas dépasser X calories » ou « Ce plat est interdit ». Le problème, c'est qu'en imposant ces règles strictes et externes, on finit par ignorer les sensations physiques de notre corps : celles de la faim et du rassasiement.5
Ce déni crée un chaos. Le cerveau, privé de ses repères physiologiques, tente de reprendre le contrôle par la pensée. Il se met à « calculer », « planifier » et « compenser » de manière excessive.5 Le food noise est ainsi la réaction quasi-systématique à l'auto-contrôle excessif. L'impact sur la charge mentale est lourd : le chiffre sur la balance ou l'écart alimentaire de la journée dicte l'humeur et l'estime de soi.2
L'omniprésence du food noise peut impacter de façon significative la vie quotidienne de ces personnes. L’impact sur le quotidien est généralement progressif et s’amplifie avec le temps. Les principales conséquences peuvent être :
Les personnes concernées le décrivent souvent par ces phrases : « Je sais exactement ce que je devrais manger, mais je n’arrive pas à le faire » ou « Je me sens coupable après avoir mangé quelque chose qui était pourtant sur ma liste ». C'est le signal d'une déconnexion où la rationalité est submergée par les pensées envahissantes.5
Conseils du Dr. Vanessa Folope, médecin endocrinologue nutritionniste employée chez Novo Nordisk : “Il est essentiel d’identifier le lien entre le besoin de contrôle alimentaire et la perte de confiance et d’estime de soi. C’est un travail sur soi-même : être accompagné par des conseils personnalisés est la clé de la réussite. Aussi, un point important est l’acceptation de son poids de forme qui est souvent très différent du poids que l’on aimerait avoir, ou du poids considéré socialement “optimal”. Accueillir son poids de forme, c'est l'accepter sans fatalité et avec bienveillance pour se débarrasser de son food noise. Enfin, il faut absolument faire le point sur son mode de vie et travailler sur ses points forts et ses valeurs qui n'ont rien à voir avec le chiffre sur la balance.
Le food noise impacte significativement la capacité à vivre pleinement et à établir une relation saine et sereine avec l’alimentation. Il peut aussi fortement impacter la santé physique et mentale des personnes concernées.3 Il ne faut pas oublier que le food noise se guérit, il existe des solutions.
Reconnaître ce phénomène, le nommer et le comprendre est la première étape vers l'apaisement. Que ce soit par une thérapie, un soutien nutritionnel ou, dans certains cas, une approche médicale. Un médecin, un spécialiste de la gestion du poids et de l’alimentation ou encore un psychothérapeuthe peuvent vous aider. Ils seront vos alliés pour évaluer votre situation et discuter des options d’accompagnement. Prenez rendez-vous dès aujourd’hui.
Dre. Victoria Schneider, Pharmacien et cheffe de projet santé chez Stetoo.
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