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Obésité Société Préjugés

Du food noise à l’apaisement intérieur : des solutions existent

3 min. temps de lecture

Le food noise n’est pas une fatalité. En combinant, si nécessaire et selon les besoins de chacun, les stratégies psychologiques, l’écoute des signaux du corps et les innovations médicamenteuses, il est possible de retrouver une relation saine et sereine avec l'alimentation. Adapter les bons gestes et se faire suivre par un professionnel de santé est la meilleure solution pour retrouver un état d’esprit apaisé vis-à-vis de la nourriture. Découvrons quelles solutions existent dans la prise en charge du food noise.

“L'indice de masse corporelle ne suffit pas toujours à diagnostiquer une obésité”. Pr François Pattou



Image générée par IA via Freepik


Prendre rendez-vous avec un professionnel de santé spécialisé dans la gestion du poids et du comportement alimentaire peut aider à réduire le food noise et, par conséquent, les effets négatifs que celui-ci peut avoir sur votre santé physique et mentale. N’attendez plus et faites le premier pas.

Comment retrouver la liberté mentale ?

Le but n’est pas d’atteindre un idéal de poids irréaliste, mais de retrouver une sérénité durable et une relation apaisée avec son corps et la nourriture. L'objectif ultime est le silence mental (à l’opposé du food noise) — que la nourriture reprenne sa juste place, celle d'un carburant et d'un plaisir mesuré, et cesse d'être la préoccupation principale de votre journée. Le chemin vers cet apaisement passe souvent par une approche globale.

Quels sont les outils comportementaux et
psychologiques à disposition ?

La première étape pour faire taire le food noise consiste à modifier le dialogue interne et les comportements automatiques. C'est là que les outils psychologiques jouent un rôle essentiel1:

  • La Thérapie Cognitivo-Comportementale (TCC) : aide à identifier et à modifier les pensées et les schémas comportementaux qui alimentent le food noise et la restriction cognitive.
  • Les TCC de "troisième vague" : des approches comme la méditation de pleine conscience et les thérapies d’acceptation et d’engagement encouragent l'individu à observer ses pensées sans jugement (les accueillir qu’elles soient bonnes ou mauvaises) et à se reconnecter aux sensations du moment présent (s'autoriser à ressentir la colère, la tristesse ou l'ennui sans automatiquement lutter contre; s'autoriser à manger régulièrement et en petites quantités des aliments déclencheurs de crises alimentaires permettra à la fois de retrouver le plaisir de les savourer et de diminuer la frustration induite par l'interdit). Cela fera baisser automatiquement la fréquence des crises et permettra, grâce à un accompagnement médical et/ou psychologique adapté, de retrouver la sérénité intérieure.2

Parallèlement, il est nécessaire d'apprendre à gérer l'alimentation émotionnelle par d'autres stratégies. Plutôt que de se tourner vers la nourriture face au stress ou à l'ennui, la personne apprend à mobiliser d'autres ressources : écouter de la musique, pratiquer une activité physique douce ou chercher une connexion sociale. Ces changements comportementaux, guidés par des professionnels de santé, sont le socle de la guérison.

Les conseils du Dr. Vanessa Folope, médecin endocrinologue nutritionniste employée chez Novo Nordisk : “Il existe différents moyens de soulager le food noise, cela peut passer par :

  • la tenue d’un journal alimentaire (se rendre compte que les pensées envahissantes liées à la nourriture et le craquage de fin de journée sont juste liés au fait qu'il y a eu restriction alimentaire volontaire depuis plusieurs jours) ;
  • un travail sur le ressenti de la faim et du rassasiement : allonger la durée du repas pour ressentir le moment où la satiété s'installe, expérimenter la sensation de faim pour s'apercevoir qu'elle arrive par vagues, de plus en plus fortes et qu'on ne tombe pas d'inanition si on attend parfois un peu lorsqu'on en ressent les premiers signes ;
  • la réalisation d’exercices de méditation courte et d’accueil des émotions (positives et négatives) avec un psychothérapeute.”

Se réconcilier avec les signaux physiologiques du corps

Le food noise est souvent le résultat d'années de lutte contre son corps. La clé de l'apaisement passe par le rétablissement de l'écoute des sensations internes de faim et de rassasiement, souvent niées ou brouillées par des régimes restrictifs.

L'objectif n'est plus le « poids idéal » dicté par la société, mais le poids de forme, celui que le corps peut maintenir sans lutte ni effort mental constant. Cet objectif s'atteint en privilégiant une approche de bien-être global : un sommeil réparateur, une activité physique douce et régulière, et une réduction du stress. La nourriture cesse alors d'être un ennemi à contrôler et redevient une source de plaisir mesuré et intuitif.3 

Conclusion : le plan d'action pour la liberté

L'apaisement intérieur et le silence mental viennent d'une approche globale et personnalisée : une prise en charge adaptée à chaque personne à un moment donné de sa vie. Il s'agit d'une combinaison de facteurs : l'apprentissage de nouvelles stratégies psychologiques, l'adoption d'un mode de vie bienveillant, et, si la situation le nécessite, la prescription de traitements complémentaires par les professionnels de santé, afin de restaurer la confiance en soi et un lien plus serein avec la nourriture qui doit rester une source de bien être et de plaisir. Cette approche repose sur une coopération patient-soignant.

L'objectif final est la liberté mentale : celle de pouvoir se concentrer sur sa vie, son travail et ses proches, sans avoir l’esprit constamment envahi par la nourriture.

Pour commencer ce chemin vers l'apaisement, parlez-en à votre médecin traitant ou à un spécialiste de la gestion du poids et du comportement alimentaire. Ils pourront évaluer votre situation et vous aider à établir le plan d'action le plus adapté pour faire taire le food noise et retrouver la sérénité.

Dre. Victoria Schneider, Pharmacien et cheffe de projet santé chez Stetoo.

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* Ces fournisseurs sont des entités autonomes et indépendantes. Novo Nordisk n'exerce aucune influence sur la fourniture de ces services, ni ne conditionne en aucune manière le libre déroulement des activités des professionnels de santé impliqués.

Références
  1. Jean-Michel Lecerf, Gérard Apfeldorfer, Pascale Hincker, Sabrina Julien-Sweerts,
    Anne-Dominique Bonte, Dominique Deplanque, Eric Bertin. Eating behavior
    changes with an online cognitive behavioral therapy program for weight loss in
    individuals with overweight or obesity: A pilot study. Cahiers de Nutrition et de
    Diététique, Volume 60, Issue 3, 2025, Pages 193-201.
  2. Hayes SC, Hofmann SG. The third wave of cognitive behavioral therapy and the
    rise of process-based care. World Psychiatry. 2017 Oct;16(3):245-246. doi:
    10.1002/wps.20442. PMID: 28941087; PMCID: PMC5608815.
  3. Chichester S, Holmes TM, Hubbard J. Ideal body weight: A commentary. Clin
    Nutr ESPEN. 2021 Dec;46:246-250. doi: 10.1016/j.clnesp.2021.09.746. Epub
    2021 Oct 12. PMID: 34857204; PMCID: PMC8646317.
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