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Obésité Société Préjugés

“Comment le food noise impacte-t-il ma santé physique et mentale” ?

Le dialogue incessant autour de la nourriture ne fait pas qu’épuiser la personne
mentalement. En enfermant dans un cycle de restriction et de culpabilité, le food noise a des conséquences directes sur la santé physique et mentale, sur le bien-être et plus généralement sur la santé globale. Découvrons pourquoi il est important de les réduire autant que possible.1

3 min. temps de lecture
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Image générée par IA via Freepik

Food noise et santé globale ?

Le food noise est défini comme ces pensées envahissantes et épuisantes autour de la nourriture qui saturent l'esprit. Il représente pour les personnes touchées (en excès de poids ou non) un épuisement cognitif qui n'est pas sans conséquence : il constitue un facteur d’influence non négligeable sur votre santé globale.1

Le food noise est bien plus qu’une simple préoccupation ; il peut entraîner un gain de poids et peut aussi altérer votre santé, s’il n’est pas pris en charge (notamment via l’augmentation du niveau de stress global et l’instauration d’une fatigue générale). C’est essentiel de le reconnaître comme tel, car la santé physique et la santé psychologique sont indissociables : l’une ne peut s’améliorer durablement sans l’autre.2

Il est alors important d’en parler avec un professionnel de santé et de bénéficier d’un accompagnement régulier pour vous aider à retrouver une santé physique et mentale optimale. Prenez rendez-vous ici, dès maintenant.

Le cercle vicieux du poids et de la culpabilité

Le food noise est à l’origine d’un stress chronique. Quand l’esprit est saturé par les ruminations et les interdictions, il finit par craquer.

Ce stress et cette fatigue constante conduisent souvent à des pertes de contrôle alimentaire ou à l'utilisation de l'alimentation émotionnelle pour tenter de s'apaiser.3 Comme le rapporte le Dr. Vanessa Folope, médecin endocrinologue nutritionniste employée chez Novo Nordisk, ce concept définit le fait de gérer tout inconfort (stress, colère, ennui) par la prise d’un aliment-plaisir, c’est-à-dire remplacer une émotion désagréable par une prise alimentaire plaisante, parfois excessive.

Ces épisodes d'excès, ou de « craquage », ne font qu'accentuer la culpabilité et le sentiment d'échec (“Je n’aurais pas dû…”). La réaction typique ? Renforcer la restriction cognitive, ce qui relance immédiatement le cycle du food noise avec plus de force encore. Chez les personnes en excès de poids, c'est un cercle vicieux auto-entretenu qui mène à des tentatives de perte de poids à répétition (régimes restrictifs) suivies de reprise de poids, communément appelé “effet yo-yo”.4


Le cercle vicieux du food noise et de l’alimentation émotionnelle4

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Quels sont les impacts du food noise sur la santé physique ?

Bien que le food noise soit un phénomène mental, ses répercussions physiques ne doivent pas être négligées.

Le stress chronique lié à la lutte constante contre les pensées envahissantes s’installe, contribuant potentiellement à une inflammation et à des dérégulations hormonales. En effet, lorsque l’on est stressé, on sécrète davantage de cortisol. Une des conséquences de l’excès de cortisol est l’augmentation du stockage des graisses dans l’organisme (d’où la prise de poids).5 De plus, les fluctuations de poids (perte et gain de poids en alternance) sont des facteurs de risque bien établis pour les maladies cardiométaboliques (d’autant plus chez les personnes en excès de poids).6

Le food noise n'est pas la cause initiale de ces facteurs de risque, mais peut y jouer un rôle : sans comportements alimentaires sereins et régulés, la gestion du poids devient difficile et cela impacte le maintien d'une bonne santé physique sur le long terme.

Quels sont les impacts du food noise sur la santé mentale ?

En plus de l’impact physique, le food noise peut avoir des conséquences sur le plan émotionnel. Il génère quelques fois un sentiment d'impuissance, de honte et la sensation récurrente d'échouer face à son propre corps. Ce mal-être nourrit la dévalorisation de soi et peut mener à ou exacerber l'anxiété et les symptômes dépressifs.7

Le problème n'est pas que les individus ignorent les principes d'une alimentation saine ; au contraire, ils sont souvent très bien informés. L'échec vient du fait que le food noise empêche l'auto-régulation. L'esprit est tellement occupé à calculer et à contrôler qu'il perd le contact avec la faim et la satiété.7

Conclusion : Ouvrir la porte aux solutions

Le food noise doit être considéré comme un problème médical légitime qui nécessite une prise en charge adaptée, au même titre que d'autres conditions de santé. En ciblant la cause de cette surcharge mentale, il est possible de briser le cercle vicieux et d'atténuer les risques pour la santé physique et psychologique.

Il est essentiel d’en parler avec des professionnels de santé spécialisés dans la gestion
du poids et du comportement alimentaire. Ils pourront aiguiller les personnes
concernées vers des solutions adaptées et disponibles. Prenez rendez-vous aujourd’hui.


Dre. Victoria Schneider, Pharmacien et cheffe de projet santé chez Stetoo.

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* Ces fournisseurs sont des entités autonomes et indépendantes. Novo Nordisk n'exerce aucune influence sur la fourniture de ces services, ni ne conditionne en aucune manière le libre déroulement des activités des professionnels de santé impliqués.

Références
  1. Hayashi D, Edwards C, Emond JA, Gilbert-Diamond D, Butt M, Rigby A, Masterson TD. What Is Food Noise? A Conceptual Model of Food Cue Reactivity. 7Nutrients. 2023 Nov 17;15(22):4809. doi: 10.3390/nu15224809. PMID: 38004203; PMCID: PMC10674813.
  2. Santé mentale : définitions et facteurs en jeu. Ameli, 18 septembre 2025. https://www.ameli.fr/seine-saint-denis/assure/sante/themes/sante-mentale-de-l-adulte/sante-mentale-definition-et-facteurs-en-jeu
  3. Ljubičić M, Matek Sarić M, Klarin I, Rumbak I, Colić Barić I, Ranilović J, Dželalija B, Sarić A, Nakić D, Djekic I, Korzeniowska M, Bartkiene E, Papageorgiou M, Tarcea M, Černelič-Bizjak M, Klava D, Szűcs V, Vittadini E, Bolhuis D, Guiné RPF. Emotions and Food Consumption: Emotional Eating Behavior in a European Population. Foods. 2023 Feb 17;12(4):872. doi:
    10.3390/foods12040872. PMID: 36832947; PMCID: PMC9957014.
  4. Dakanalis A, Mentzelou M, Papadopoulou SK, Papandreou D, Spanoudaki M, Vasios GK, Pavlidou E, Mantzorou M, Giaginis C. The Association of Emotional Eating with Overweight/Obesity, Depression, Anxiety/Stress, and Dietary Patterns: A Review of the Current Clinical Evidence. Nutrients. 2023 Feb 26;15(5):1173. doi: 10.3390/nu15051173. PMID: 36904172; PMCID: PMC10005347.
  5. van der Valk ES, Savas M, van Rossum EFC. Stress and Obesity: Are There More Susceptible Individuals? Curr Obes Rep. 2018 Jun;7(2):193-203. doi: 10.1007/s13679-018-0306-y. PMID: 29663153; PMCID: PMC5958156.
  6. Jean-Louis Schlienger. La variabilité pondérale est-elle un marqueur de risque cardio-métabolique ? Médecine des Maladies Métaboliques. Volume 16, Issue 1, 2022. Pages 32-39, ISSN 1957-2557.
  7. Dhurandhar, E.J., Maki, K.C., Dhurandhar, N.V. et al. Food noise: definition, measurement, and future research directions. Nutr. Diabetes 15, 30 (2025).
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